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La gestion du plomb dans l'eau potable à l'UdeM

L’Université a un protocole bien établi de contrôle du plomb dans les points d’eau de ses différents campus et se conforme au Règlement sur la qualité de l’eau potable  de la Loi sur la qualité de l’environnement.

Sur le campus montréalais de l’UdeM, c’est la Ville et l’Université de Montréal qui sont responsables de la distribution de l’eau et qui s’assurent du respect des normes de qualité de l’eau distribuée. Le campus de la montagne est entre autres constitué d’un réseau d’eau en boucle, considéré comme un réseau privé d’eau potable, et son contrôle est donc à la charge de l’Université. Ce réseau dessert la majorité des pavillons du campus de la montagne. Des tests de concentration du plomb et de métaux lourds sont effectués chaque été par une firme externe spécialisée sur plusieurs points d’eau du campus de la montagne. Tous les résultats sont analysés et doivent répondent aux normes du ministère de l’Environnement. 

D’autres bâtiments et campus de l’Université de Montréal ont des entrées d’eau directement connectées aux réseaux d’aqueduc publics. Les analyses et les contrôles de l’eau potable répondent donc aux strictes normes appliquées par les villes ou les municipalités des villes dans lesquels ils se trouvent. L’Université de Montréal demeure néanmoins responsable de ses conduites d’eau et de la distribution de l’eau potable à l’intérieur de ses bâtiments.

Dans le cas où l’analyse d’un échantillon dépasserait la norme, l’Université prend les mesures nécessaires pour assurer la santé et la sécurité de la communauté étudiante et des membres du personnel, en suivant les dispositions règlementaires en vigueur et les recommandations quant à la gestion sécuritaire de l’eau potable.

Risques pour la santé

Foire aux questions

Qu’est-ce que le plomb et pourquoi en trouve-t-on parfois dans l’eau potable?

Le plomb est un métal malléable gris bleuâtre utilisé dans certaines canalisations de bâtiments construits avant 1980, plus particulièrement entre 1940 et 1955. Le plomb dans l’eau potable peut ainsi parfois provenir de la dissolution du plomb de vieilles tuyauteries, surtout les tuyaux de raccordement (entrée de service) entre certains bâtiments et le réseau de distribution municipal.

Quels sont les pavillons desservis par le réseau d’eau privé sur le campus de la montagne?

Le réseau de distribution de l’eau potable, sous la responsabilité de l’Université, dessert les pavillons suivants : J.-Armand-Bombardier, Direction des immeubles, Marcelle-Coutu, Jean-Coutu, André-Aisenstadt, Paul-G.-Desmarais, 3200-Jean-Brillant, Lionel-Groulx, Maximilien-Caron, Samuel-Bronfman, Roger-Gaudry. Résidence A et annexe, Résidence C, centrales thermique et électrique, et René-J.-A.-Lévesque.

Que fait l’UdeM pour surveiller la qualité de son eau potable?

L’Université de Montréal effectue des analyses de points d’eau représentatifs dans divers bâtiments, afin de s’assurer du respect des normes applicables en vigueur.

L’UdeM s’assure-t-elle de respecter la nouvelle réglementation actuelle du ministère de l’Environnement?

Oui. En mars 2021, le Gouvernement du Québec a modifié le cadre réglementaire du plomb dans l’eau potable afin de se conformer aux recommandations de Santé Canada. Cette modification du cadre réglementaire touche à deux éléments :

  • Un abaissement de la norme de concentration maximale de plomb permise dans l’eau potable, passant de 10 à 5 microgrammes par litre (5 μg/L);
  • Une révision de la méthode provinciale de la mesure du plomb dans l’eau pour adopter la méthode d’échantillonnage prescrite par Santé Canada, c’est-à-dire le prélèvement d’un litre d’eau au premier jet, après 30 minutes de stagnation.

Est-ce que tous les points d’eau de tous les bâtiments sont échantillonnés? À quelle fréquence les bâtiments sont échantillonnés?

Non. Nous suivons un protocole basé sur les recommandations du ministère de l’Environnement, qui prend en compte la taille de la communauté universitaire et le nombre de bâtiments de l’UdeM. Ce protocole inclut des évaluations annuelles et mensuelles de divers points d’eau, pour les principaux paramètres normés pour la qualité de l’eau potable. 

Que fait l’UdeM si elle découvre des non-conformités dans ses différents point d’eau?

Si un point d’eau ne respecte pas la norme, le point d’eau en question est condamné et une nouvelle analyse est effectuée afin de vérifier le résultat. Dans le cas où le résultat s’avère non-conforme à la suite de cette deuxième analyse, une investigation est entreprise par la DPS-SST conjointement avec la Direction des immeubles, qui mettra en place les mesures nécessaires pour assurer la santé et la sécurité des usagers, telles l’installation de filtres à eau certifiés pour le plomb par exemple ou encore le remplacement d’équipement.

Quelle est la fréquence de remplacement des filtres?

Celle-ci dépend du type de filtre utilisé. La fréquence de remplacement, suggérée par le fabricant, sera respectée par la Direction des immeubles. 

Est-ce que la communauté sera avisée des résultats ?

Oui. Si un point d’eau ne respecte pas la norme visée, celui-ci sera condamné jusqu’à ce que la source du problème soit corrigé et les usagers seront avisés.

Est-ce que des analyses sont effectuées sur les espaces en location ?

Dans le cas d’unités occupant des espaces loués par l’UdeM, les suivis doivent normalement être effectués par les propriétaires des bâtiments. Dans le cas de non-conformité, les propriétaires doivent aviser l’Université. 

 

Est-il recommandé de faire couler l’eau avant de la consommer?

Il s’agit d’une mesure non obligatoire, mais préventive, permettant de réduire le risque de plomb dans l’eau, particulièrement après une période de stagnation de l’eau (le matin, au retour d’un congé, etc.). Ceci n’est pas nécessaire pour les bâtiments où la plomberie a été rénovée ou ceux construits après 1980. 

Je m’inquiète d’avoir déjà bu de l’eau provenant d’un point d’eau ayant potentiellement un taux de plomb supérieur à la norme. Y a-t-il un risque pour ma santé?

  • La Direction régionale de la santé publique de Montréal (DRSP) considère que le risque pour la santé est faible.
  • L’objectif est de réduire au minimum l’exposition au plomb dans l’eau potable, plus particulièrement chez les jeunes enfants et les femmes enceintes qui sont plus sensibles aux effets du plomb.
  • Pour plus d’informations au sujet de l’exposition au plomb dans l’eau, consultez le site de la DRSP.

Je m’inquiète pour mon état de santé. À qui puis-je poser mes questions?

Vous pouvez communiquer avec l’équipe de la SST via l’adresse courriel suivante : sst@umontreal.ca.

Pour plus d’informations

Pour connaître les normes et la règlementation en vigueur au Québec, consultez le site du ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Pour connaitre les risques reliés à une exposition au plomb, consultez les sites suivants :